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Histoire médiévale de l’abbaye de Maroilles par ses sceaux |
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Le plus ancien date du XIIe siècle. Conservé aux Archives départementales du Nord, il a servi à valider un faux acte confirmant les privilèges de l’évêque de Cambrai Rothard (alors en charge de l’abbaye) sur une forêt allant de Saulzoir à la Sambre, censé être passé en 995 par Otton III, roi de Germanie. Otton III tient le sceptre royal et l’univers. |
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L’autre sceau de l’abbaye du XIIe date précisément de 1162. L’évolution iconographique va être saisissante par rapport aux suivants. Il est rond, en cuvette, mesure 52 mm. Saint Humbert (figure primitive) y est représenté à mi-corps, de profil à droite, tête nue, tenant sa crosse de biais (à la façon du bâton pastoral) et le Livre Saint. Inscription latine en cercle : Signum Sancti Humberti Coulensis. Le sceau a servi lors d’une cession de menues dîmes à Fuschaux (FUSTOITH). |
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Le suivant date de 1288. Ogival, il mesure 57 mm. Il représente un personnage debout, Saint Humbert (perception du visage du saint très différente en un siècle), figuré désormais en habit de moine (aube jusqu’au pied, chasuble, amict (rectangle de toile au cou), portant mitre cornue (dualité entre Ancien et Nouveau Testament), crossé (volute plus riche), bénissant (index et majeur levé). Au-dessous, un cerf passant. C’est la première apparition de l’animal représentant Saint Humbert, qui illustrera les armoiries de l’abbaye. Inscription latine : Sigillum Sancti Humberti Maricolensis. Le sceau confirma une transaction au sujet de la haute justice de Maroilles. |
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Datant de 1299, ce sceau ogival mesure 52 mm. Il y apparaît pour la première fois le buste de l’abbé et non plus la représentation de Saint Humbert. L’abbé dans sa fonction s’affirme supérieur à l’appartenance au groupe, les moines de l’abbaye notamment. L’abbé est debout, de trois-quarts, tête nue tonsurée, crossé, tenant les Evangiles. L’inscription, Sigillum Walteri, abbatis Maricolensis, désigne le nom de l’abbé (Walter = Gautier, abbé de Maroilles). Il est utilisé lors d’une requête à Jean d’Avesnes, comte de Hainaut, pour confirmer l’assignation d’une rente sur les dîmes et terrages d’Englefontaine. |
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Ce sceau montre Jean Gosselet, abbé de Maroilles, le 25 juin 1495. Ogival, il mesure 65 mm. Dans une niche gothique, l’abbé est debout, tête nue tonsurée, crossé, tenant les Evangiles, accompagné de deux anges (c’est alors la mode) tenant chacun un écu, celui de dextre au cerf passant, celui de senestre au rencontre de cerf au lambel. Inscription : Sigillum Johannis, Dei Gratia abbatis de Maricolis. Il cautionne la fondation de l’obit d’une ferme de Maximilien, archiduc d’Autriche. |
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Le culte marial est vivace à Maroilles. Déjà en 1288, un sceau de l’abbaye porte une fleur de lys, symbole du culte à la Vierge. Ce sceau du XVIe siècle montre une Vierge debout avec l’enfant Jésus. Rond, mesurant 25 mm, Notre-Dame de Maroilles est couronnée. Inscription : Sigilum Sancti Marie de Maricolis. |
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Par ses sceaux, l’abbaye de Maroilles montre son implication dans la vie de son temps. Août 2011 - Hervé Gournay de la Société Historique de Maroilles La Société Historique de Maroilles publie un ouvrage : Maroilles 14/18 – Soldats de la Grande Guerre – Recueil de textes – Tome 1 Paru en juin 2011, ce livre relié de 480 pages est vendu au prix public de 20 €. Renseignements et achat chez Hervé Gournay, 171 Grand’rue à Maroilles – Tél 0327777667. |