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LE CYCLE DE L’EAU

L’eau  est  indispensable à notre vie. Elle reste cependant une denrée rare alors que la surface terrestre en est recouverte à 70 %.

Il faut savoir qu’elle représente 1.4 milliard de km3 sous forme liquide, solide ou gazeuse. Les océans en contiennent 97.4 %. Salée, elle est inutilisable par l’Homme.

Les  2.60 % restants sont de l’eau douce. 2 % sont dans les glaciers de montagne : les inlandsis du Groenland et de l’antarctique. La moitié de cette eau douce restante est disponible pour l’usage humain soit seulement 0.3% du volume de la planète soit 4 millions de km3.

Avec ces données, vous pouvez aisément faire différentes estimations sur la répartition par individu. Il faut aussi tenir compte de la consommation industrielle.

Quelques chiffres : Il faut 5 litres d’eau pour faire 1 litre de bière, 50 litres d’eau pour produire un kilo de sucre et encore 10 000 litres d’eau pour fabriquer une automobile.  

Ainsi, nous avons compris que la quantité d’eau disponible pour la consommation humaine est limitée et reste constante. C’est pourquoi nous devons  surveiller notre comportement face à cette ressource naturelle. 

 

De plus, sa vitesse de renouvellement est plus ou moins rapide. Elle s’évapore sous forme de vapeur d’eau sous l’action du soleil mais aussi du vent. La vapeur d’eau se condense et forme les nuages dispersés par le vent. Selon la température la vapeur d’eau se transforme en pluie ou en neige. Ensuite, elle s’infiltre ou ruisselle sur le sol. L’infiltration, à travers les fissures naturelles des sols et des roches, permet la reconstitution des nappes superficielles en quelques jours, mois ou années tandis que la percolation alimente les nappes phréatiques profondes en plusieurs décennies voire plusieurs siècles.

Notre consommation doit donc être en corrélation avec la reconstitution plus ou moins rapide des réserves. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas… En été, la consommation humaine peut épuiser rapidement le stock. En période de pluie, l’activité humaine ne facilite pas l’action naturelle de l’infiltration. En effet, les surfaces bétonnées, les routes … favorisent le ruissellement au détriment de la pénétration dans le sol.

En complément, les foyers, les agriculteurs et les industriels polluent l’eau. La pollution perturbe l’équilibre naturel.

Les stations d’épuration, comme leur nom l’indique, épurent et purifient cette denrée. Des grilles conservent les objets flottants, le grand bassin décanteur stabilise les boues, la pollution est digérée dans le bassin d’aération par des bactéries puis en second bassin décanteur les bactéries stagnent alourdies par leur repas. Ainsi de la mini station d’épuration de Bousies (rue de Vendegies) sort une eau propre mais non potable. La nature doit ensuite toujours faire son travail. 

Que pouvons-nous faire afin de limiter ce constat ? L’eau est rare, nous la consommons et la polluons plus vite que son renouvellement. 

Nous avons une responsabilité collective. Il faut véritablement en prendre conscience. Impossible de se voiler la face. Je vous accorde que nous n’inverserons  pas ce phénomène seul dans notre canton, notre commune.

Cependant, il est certain et j’insiste car chaque individu a sa responsabilité.

Derrière une société qui favorise l’individualisme, nous devons réagir. L’individu doit être au service du collectif. Ensemble nos forces sont démultipliées.

Sans le comportement de quelques uns, à la recherche de je ne sais quoi, nous serions dans une situation beaucoup plus saine.

Nos forces : la solidarité, le collectif. Ensemble tout est possible, que ce soit dans ce domaine et dans d’autres…

Nous avons toujours le choix, ne raisonnons à plus court terme.  Pensons à notre futur et à celui de nos enfants ; en effet, notre génération peut connaître la pénurie.

Mais alors quoi faire ?

 

A Bousies :

- La municipalité a créé son poumon vert au centre du village. Le parc est un bel outil de régulation de l’eau avec son étang et ses plantations.

- Nous préservons notre ruisseau qui porte ce nom porteur de renouveau « Hirondelle ». Il prend sa source dans la forêt de Mormal. En amont, il se nomme « Ruisseau à grenouilles », ce n’est qu’après la départementale 934 qu’il prend sa dénomination connue des Bodiciens.

Il poursuit sa route vers Vendegies au Bois sous le nom du « ruisseau des Harpies » ou « Hirondelle Majeure ». Il se jette ensuite dans l’« Écaillon » (ne pas confondre avec l’Escaillon).

Il se dirige également vers les prairies de Fontaine au Bois. On le nomme de ce coté « Hirondelle Mineure ».

L’eau y est peu abondante mais reste un élément de la préservation de l’environnement. Nous surveillons régulièrement sa montée et la laissons dans son lit naturel.

- La dernière révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme) a permis de classer les haies de Bousies avec des essences locales mais également les ruelles. Les vrais amoureux de la nature approuveront cette démarche. Ils savent que les plantations retiennent l’eau sur le territoire et protègent des bancs neigeux, des inondations et aussi abritent de nombreux êtres vivants nécessaires à l’équilibre naturel.

- En partenariat avec le Parc Naturel Régional de l’Avesnois, au travers du dispositif « Trame Verte et Bleue » (Grenelle de l’Environnement) et la « Communauté de Communes du Pays de Mormal et de Maroilles », nous replantons des haies aux endroits stratégiques tels que la rue de Poix du Nord.

Maintenant vous le savez : « les petits ruisseaux forment les grandes rivières ».

Thierry JACQUINET