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Les ruines allemandes (suite) |
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L’édification de ce centre de transmission a monopolisé 500 hommes venus de toute la région. Certains l’ont fait pour échapper à la déportation en Allemagne, d’autres pour obtenir des cartes d’alimentation. |
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Les ouvriers arrivaient tôt le matin. Ils commençaient par montrer leur laisser-passer puis saluaient le drapeau allemand … sinon ils se faisaient cravacher. Ils travaillaient toujours sous haute surveillance et s’arrêtaient juste pour manger le pain qu’ils avaient apporté et ceci dans les tranchées pour être un peu à l’abri ; puis ils repartaient, tard le soir. |
Une réserve d’eau, appelée piscine, était là en cas d’incendie ; les allemandes avaient l’autorisation de s’y baigner et de faire du nudisme. Mais un regard indiscret signifiait des coups de cravache pour le désobéissant. On se souvient :- de la sortie hebdomadaire des Allemandes qui prenaient l’autobus pour Le Cateau afin d’y faire des courses, - de la venue, en Mercédès ou en Volkswagen, une fois par semaine, de S.S. habillés d’uniformes noirs, - de l’arrivée des matériaux qui étaient stockés dans un hangar du dirigeable Zepling dans les environs de Maubeuge, - de quelques Catésiennes qui venaient faire la cuisine, - des compagnons venus de Douchy-les-mines, dont un certain M. Lagoda qui arrivait chaque semaine en moto pour travailler au camp et qui était hébergé chez M. Moine. Nous n’oublierons pas non plus ce jour où tout a été dynamité parce qu’il y avait 100 tonnes de boulets de charbon dans les sous sols ! Ces tristes souvenirs hantent encore nos |
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E. Pruvot (témoignage Monsieur Roger Baudechon) |