aa

LOCOUIGNOL
Les grandes Pâtures

Les Grandes Pâtures en 1867

 Au 13ème siècle, à la cense de la Motte, Jeanne de Constantinople, comtesse de Hainaut et son époux Ferdinand de Portugal commencèrent un élevage de chevaux en forêt de Mormal autour de Locquignol. Ces chevaux vivaient en liberté et, pour les rassembler et gérer cet élevage, il fallut créer de grands espaces.
Non loin du village existait une clairière et, en 1568, sous Philippe II d' Espagne, on essarta la forêt environnante pour créer « la grande pâture » sur 4ha 75a 70ca avec quelques habitations. Par la suite, la « grande pâture » fut vendue à des particuliers dont la famille de Moracin, baronnie de Ramouzens qui la céda à d'autres particuliers le 23 juin 1861.
Par lots, les terrains et les 14 maisons de l'époque changèrent de propriétaires et le nom du lieu changea également : la « grande pâture » devint les « grandes pâtures » et on y éleva des vaches avec quelques chevaux.
Pendant quelque temps, en plus de l'élevage bovin, on y cultiva du houblon pour la brasserie de Locquignol et, afin de sécher et de conserver les grains, on utilisa une tourelle (détruite entre 1867 et 1928) en un lieu qui devint « la Touraille ».
La maison du carrefour se transforma en auberge, en hôtel-restaurant et, par la suite en gîte.
- Jean Baptiste Théobald Egire de Moracin, baron de Ramouzens demeurant à Paris
- Fernand Auguste de Moracin, baron de Ramouzens, lieutenant au 7ème régiment de Hussards en garnison à Castres
- Etienne Arthur Henri de Moracin, baron de Ramouzens demeurant à Lousteau (Indre et Loire)
- Edouard Godefroy de Moracin, baron de Ramouzens demeurant à Cottainville.

Le calvaire des Grandes Pâtures

En 1776, Antoine Renard, fermier à Locquignol, fit bâtir un calvaire au milieu du carrefour des « Croisettes du Loskignot ». Le carrefour prit alors le nom de « carrefour du calvaire ».
Un siècle plus tard, le calvaire fut transféré à l'endroit actuel qui prit le nom de « carrefour de la Tourelle » puis de « la Touraille » ou des « Grandes Pâtures ». Il fut restauré en 1834 par Grégoire Baligand, curé à Locquignol, en 1876 par Désiré Lesnes, curé à Locquignol, après la guerre 1914-18 par la commune et en 1979 également par la commune (propriété communale).
Au pied du calvaire existe une pierre sur laquelle on peut lire : « Calver pausé en 1776 par le sieur Antoine Renard fermier au Locquignol ».


Marc LAVIE